Patrick Bruel, l’homme qui aimait jouer des rôles au cinéma
Par Bertrand Guyard
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Le chanteur, avant de provoquer une «Bruelmania avec ses chansons dans les années 1980 et 1990, a commencé sa carrière d’artiste devant la caméra. Retour sur les films marquants de celui qui rêvait de devenir un Al Pacino français.
Passer la publicitéPatrick Bruel, qui est aujourd’hui mis en examen après des plaintes de nombreuses femmes pour viols et violences sexuelles, est souvent présenté, avant tout, comme un chanteur à succès. Mais avant d’enchaîner tubes sur tubes au milieu des années 1980 (Marre de cette nana-là en 1984, Casser la voix en 1989...), il rêvait surtout de devenir un acteur connu et reconnu.
Alexandre Arcady lui donne sa première chance dans son film Le Coup de Sirocco (1979), une fresque sur l’exode de la famille Narboni à la fin de la guerre d’Algérie. Bruel y campe le benjamin Paulo Narboni, un adolescent nostalgique d’un pays et d’une enfance perdue. Il se révèle à lui-même. L’acteur en herbe, qui place la saga, elle aussi familiale du Parrain de Coppola, - au bon et mauvais sens du terme - au firmament du septième art s’imagine peut-être devenir à cet instant le Pacino ou le Brando français, ses idoles. Patrick Bruel tournera cinq films avec Arcady. Après Le Coup de Sirocco, on le verra dans Le Grand Carnaval
