Dans On l’appelait Robin des bois, Hugh Jackman rend monstrueux le héros de Sherwood
Par Constance Jamet
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S’inspirant d’une ballade du 17e siècle, le film de Michael Sarnoski, attendu dans nos salles le 1er juillet, imagine non pas un bandit au grand cœur mais un hors-la-loi sanguinaire à la fin de sa vie.
Passer la publicité Passer la publicitéLe mythe de Robin des bois n’a pas fini de fasciner et d’être déconstruit. En 2010, Ridley Scott imaginait un déserteur prenant l’identité du héros, avec un Russell Crowe empoignant flèches et arc. Attendu en France début juillet et dévoilé mercredi soir en avant-première à New York, le sombre On l’appelait Robin des Bois pousse encore plus loin la subversion du mythe !
S’inspirant d’une ballade du XVIIe siècle racontant ses derniers instants, le cinéaste Michael Sarnoski transforme le bandit volant aux riches pour donner aux pauvres en un hors-la-loi sanguinaire, qui a pillé et tué pour sa propre survie. Au crépuscule de sa vie, ce Robin, campé par Hugh Jackman, est un guerrier fatigué et las, cible de la vendetta des descendants de ses victimes. Prisonnier d’une loi du Talion sans fin et d’un folklore ayant travesti et enjolivé ses «exploits».
Passer la publicitéLa bande-annonce suggère un film âpre et violent. Robin des bois et son acolyte Petit Jean ôtent la vie sans regret. Les crânes sont fracturés par les flèches et les bâtons de combat. Sans discernement. Les maisons sont incendiées et leurs occupants exécutés.
Accents païens
Révélé par le dérangeant Pig et à la barre du prologue horrifique de la saga Sans un bruit : Jour 1, Michael Sarnoski est dans son élément et va encore plus loin dans la brutalité et les scènes graphiques. Plus qu’une introspection, On l’appelait Robin des bois tend vers le film de guerre et de carnage. À la dureté des hommes s’oppose la majesté de la nature. Le long-métrage trouve dans les paysages sauvages irlandais qui lui ont servi de décors une forme de havre de paix minéral aux échos païens. De quoi rappeler l’atmosphère du Nosferatu de Robert Eggers.
Mais après le corps-à-corps de trop, Robin des bois, gravement blessé, trouve refuge dans un prieuré, niché dans une île balayée par les vents et sous l’autorité d’une prieure charismatique, à laquelle Jodie Comer (28 ans plus tard ) prête ses traits. Guérisseuse, presque ensorceleuse, elle va imposer à Robin des bois de regarder sa vie et la mort qui s’approche en face. Le bandit peut-il trouver la rédemption au sein de cette communauté; prête à fermer les yeux sur son passé et qui a besoin d’un protecteur pour les petits orphelins qu’elle recueille ? Peut-il trouver dans ce nouveau départ la «mort honorable» qu’il appelle de ses vœux ? Réponse en salle le 1er juillet ! Outre Hugh Jackman et Jodie Comer, On l’appelait Robin des bois réunit au générique Bill Skarsgård (La Corde au cou ) et Noah Jupe (Hamnet ).
