Les banques suisses guettent les milliards de Dubaï, menacé par la guerre en Iran
Par LENA
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VU D’AILLEURS - La clientèle expatriée aux Émirats ne rapatrie pas encore sa fortune massivement vers la Suisse. Si le conflit dure, tout va changer.
Passer la publicitéPar Nicolas Pinguely et Pierre-Alexandre Sallier (Tribune de Genève)
Derrière les murs des salles de réunion, le sujet monte depuis le début la semaine. « On nous a informés lundi matin en séance que des flux en provenance de Dubaï commençaient à arriver en Suisse », souffle un vétéran de la gestion de fortune, actif dans l’une des plus importantes banques helvétiques. Essentiellement de la clientèle européenne ou asiatique, qui « cherche à sécuriser une partie de ses avoirs », précise le banquier.
D’UBS à Lombard Odier en passant par Rothschild & Co, les établissements disposant d’implantations dans le Golfe restent muets. Chez Pictet, on ne constate « pas d’augmentation significative des flux de capitaux en provenance de Dubaï » ni de « demandes de clients dans ce sens ».
Trop tôt. Et qui voudrait être accusé par les Émirats de propager un décompte aussi défaitiste ? Il n’empêche. Après vingt jours d’offensive israélo-américaine contre l’Iran – et la pluie de drones et de missiles…
