«Elles subissent les effets de la flambée du kérosène» : la guerre en Iran pousse les compagnies aériennes à augmenter les prix des billets
Par Jean-Yves Guérin
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DÉCRYPTAGE - Chez Air France et KLM, un aller-retour en classe économique sur un long-courrier coûte désormais 50 euros de plus. D’autres transporteurs français, comme Air Caraïbes et Air Austral, ont aussi revu leurs tarifs à la hausse.
Passer la publicitéDu jamais vu ou presque. Avec la guerre dans le golfe Persique et la fermeture du détroit d’Ormuz, le prix du baril de pétrole s’est littéralement envolé. Il n’arrête pas de faire du yoyo au fil des déclarations contradictoires de Donald Trump. Mais, il y a quelques jours, l’or noir a touché un plus haut niveau à 216 dollars, contre 88 dollars avant le début du conflit. Plus que tous les autres acteurs, les transporteurs aériens en subissent le contrecoup, car le cours du kérosène s’est encore plus embrasé que les autres produits pétroliers.
« Le kérosène est essentiellement produit dans des raffineries au Moyen-Orient. Avec les bombardements sur la zone, ces sites tournent au ralenti », souligne Arnaud Aymé, expert du transport aérien au sein du cabinet de conseil Sia. Le sujet constitue un souci majeur pour les compagnies aériennes européennes. « Habituellement, le carburant représente 25 % à 27 % du coût de revient d’un vol. Ces jours-ci, c’est monté à 40 % voire 45 % », estime Pascal…
