«La lumière en Provence, je ne la trouve pas ailleurs» : l’artiste photographe Lee Shulman nous ouvre sa fenêtre
Par Valérie Duponchelle, pour F, l’art de vivre
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Humour anglais oblige, cet artiste de la photographie vernaculaire a le don de créer des mises en scène gaies et déroutantes : photos dans les tiroirs de la cuisine, sur les oreillers des lits conjugaux, au creux des assiettes ou des casseroles. Ce citadin aime la nature encore sauvage du Luberon, son échelle, sa lumière en écran géant.
Passer la publicitéLee Shulman a ce charme primesautier du lutin qui habite les forêts. Il déborde d’une énergie joyeuse et communicative. L’enthousiasme coule dans ses veines comme un poison fou. Né en 1973 à Londres, diplômé en cinéma et photographie de l’université de Westminster, ce Britannique vit en famille en France avec bonheur… entre mille projets et voyages. Cet été, aux Rencontres d’Arles, il promet de métamorphoser l’ancien collège Mistral en temple de la photo vernaculaire, avec cet humour bienveillant qui est sa marque.
« Ma fenêtre préférée s’ouvre sur la chaîne du Luberon . On me croit très urbain, je suis né dans la ville, dans une famille très citadine, je ne voyais que du béton, je ne connaissais pas la campagne. Et là je me trouve au milieu de nulle part, dans la pampa, dans le joli Luberon qui est le rêve de tous les Anglais. Pour moi, tout est une question de lumière, c’est mon premier outil. Et la lumière en Provence, je ne la trouve pas ailleurs, elle me transperce. Cette lumière-là…
