Fonderie de Bretagne : l’ancienne filiale de Renault annonce sa reprise par Europlasma
Par Le Figaro avec AFP
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Employant 286 salariés, FDB a été vendue en 2022 au fonds d’investissement allemand Callista Private Equity. Renault est resté son principal client, représentant 95% du chiffre d’affaires en 2024.
Passer la publicité Passer la publicitéLe tribunal de commerce de Rennes a donné vendredi son feu vert à la reprise de la Fonderie de Bretagne (FDB), ancienne filiale de Renault située à Caudan (Morbihan), par Europlasma, a annoncé dans un communiqué la FDB. «Le tribunal de commerce de Rennes a validé (...) l’offre de reprise de Fonderie de Bretagne portée par le groupe français Europlasma. Cette reprise, effective à compter du 1er mai prochain, va permettre de sauvegarder 266 emplois et de relancer l’activité industrielle sur le site», affirme la FDB.
Le ministre de l’Industrie et de l’Énergie, Marc Ferracci, a rapidement salué cette décision «qui offre des perspectives à cette entreprise avec un projet qui permettra l’accroissement de la production et l’accélération de la diversification du site notamment sur le marché de la défense». Dans un communiqué, le membre du gouvernement souligne que «l’État et les collectivités territoriales soutiennent le projet de reprise par l’apport d’un prêt de 7 millions d’euros en complément du financement apportés par Europlasma et de l’appui du groupe Renault». «L’histoire industrielle de Fonderie de Bretagne se poursuit avec un nouvel horizon, une diversification notamment vers la défense et une dynamique collective renouvelée», ajoute le ministre.
Passer la publicitéUne réorientation vers l’armement
Ancienne filiale du constructeur automobile Renault, qui produit des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements, FDB avait été placé en janvier en redressement judiciaire. «L'usine était calibrée pour faire 60 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel grâce à l'automobile. Mais tombée à 15 millions, il fallait trouver une façon de compenser les 45 millions restants», avait expliqué Jérôme Garnache-Creuillot, PDG d’Europlasma. Le chef d'entreprise compte pour cela s'orienter vers l'armement, en produisant 250.000 obus dès 2025, et le double l'année suivante. «Il y a un axe de développement fort sur la défense avec une demande très soutenue et insatisfaite donc oui, on va se concentrer là-dessus. C'est le seul moyen aujourd'hui de compenser l'industrie automobile», avait-il estimé.
Employant 286 salariés, FDB a été vendue en 2022 au fonds d'investissement allemand Callista Private Equity. Renault est resté son principal client, représentant 95% du chiffre d'affaires en 2024. En juillet 2024, FDB avait entamé des négociations avec un autre fonds d'investissement allemand, Private Assets, pour qu'il la rachète. Mais le refus de Renault de s'engager sur des commandes futures avait fait capoter les négociations, selon la direction de FDB.
Créé en 1992, le groupe Europlasma, dont le siège social est situé à Morcenx-La-Nouvelle (Landes), est constitué de quatre pôles d'activité: les solutions plasma, l'industrie, le traitement des déchets dangereux et la décarbonation, selon son site internet. En 2023, le chiffre d'affaires du groupe s'élevait à 15,4 millions d'euros, d'après la même source.
