Saint Augustin, leçons politiques et spirituelles pour notre temps
Par Vincent Trémolet de Villers, pour Le Figaro Histoire
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CRITIQUE - Le père Emmanuel-Marie, abbé de Lagrasse, et le père Michel, prieur d’une petite communauté fondée par ce même monastère, ont conversé avec l’écrivain et éditeur Nicolas Diat. On croyait Augustin inaccessible intellectuellement, il désarme par sa simplicité.
Passer la publicitéC’est une conversation entre deux chanoines, le père Emmanuel-Marie, abbé de Lagrasse, et le père Michel, prieur d’une petite communauté fondée par ce même monastère. Elle est intelligemment menée par l’écrivain et éditeur Nicolas Diat. Le lecteur y assiste comme si, accoudé à sa fenêtre, il tendait l’oreille vers un dialogue au premier abord anachronique. L’objet du débat, en effet, c’est saint Augustin, philosophe et théologien mort il y a seize siècles.
L’arrogance contemporaine envisage les premières pages de ce portrait comme une curiosité muséale. Les clercs vont-ils peindre un vitrail aveuglant, façonner une nouvelle statue en stuc ? Nullement, c’est un homme de chair et de sang qu’ils choisissent de raconter. Un esprit supérieur, un tempérament sensuel qui, dans l’amitié, la rhétorique, la contemplation, le commerce des âmes et des corps, accorde les plaisirs, les plus doux, les plus relevés, pour combler le désir profond qui le hante. Peine perdue !
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