Face aux désaccords entre les dirigeants européens, Volodymyr Zelensky s’impatiente à la porte de l’UE
Par Florentin Collomp, correspondant à Bruxelles
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DÉCRYPTAGE - L’Ukraine rejette la proposition du chancelier allemand d’un statut de « membre associé » de l’Union européenne. Pour le président finlandais, les Vingt-Sept ont désormais davantage besoin de l’Ukraine que l’inverse.
Passer la publicitéÀ la fois soumise à des bombardements impitoyables de la Russie et galvanisée par des avancées significatives dans sa résistance à l’agression, l’Ukraine attend plus de gages de l’Union européenne pour espérer prendre l’avantage dans la guerre. Sur le papier, les planètes s’alignent de manière favorable pour Kiev, notamment depuis la défaite de Viktor Orban en Hongrie, qui permet de lever de nombreux blocages. C’est le cas pour le prêt de 90 milliards d’euros sur deux ans de l’UE à l’Ukraine. Une première tranche de 9 milliards devrait être versée en juin, dont 5,9 milliards destinés à l’achat de drones. L’arrivée de Péter Magyar à la tête du gouvernement à Budapest devrait aussi débloquer le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, dans l’impasse depuis des mois en raison du veto d’Orban.
Les Vingt-Sept seraient prêts à donner leur feu vert politique dans les prochains jours à l’ouverture du premier « cluster » de chapitres de négociations techniques, qui porte sur l’état de droit…
