Le voyage semé d’embûches de Joe Biden au Moyen-Orient
Par Adrien Jaulmes
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ANALYSE - Le président américain entame à Jérusalem une tournée qui le mènera ensuite en Arabie saoudite.
Passer la publicitéCorrespondant à Washington
Le premier voyage de Joe Biden au Moyen-Orient depuis son élection signale un retour au réalisme. Élu en promettant de promouvoir la démocratie et les droits de l’homme, et de renverser les décisions de Donald Trump, Biden a dû revoir ses ambitions et ses promesses électorales de changer la politique étrangère américaine.
Dix-huit mois après son arrivée à la Maison-Blanche, cette première visite du président américain dans une région qu’il avait jusqu’à présent largement évitée, indique aussi la nécessité de réparer ses relations avec les deux principaux alliés des États-Unis dans la région, Israël et l’Arabie saoudite. La menace de l’Iran, un peu occultée par la rivalité stratégique avec la Chine et l’attaque de la Russie en Ukraine, demeure aussi un dossier crucial pour l’Administration américaine.
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Et surtout, l’envolée des prix du pétrole contraint le président à une humiliante visite en Arabie saoudite, pays qu’il avait pourtant promis de traiter «en paria» après…
