VOOZH about

URL: https://www.lefigaro.fr/langue-francaise/l-epicentre-du-francais-se-trouve-dans-le-bassin-du-fleuve-congo-et-non-sur-les-quais-de-seine-cette-affirmation-d-emmanuel-macron-est-elle-correcte-20260510

⇱ «L’épicentre du français se trouve dans le bassin du fleuve Congo et non sur les quais de Seine» : cette affirmation d’Emmanuel Macron est-elle correcte ?


Aller au contenu
Passer la publicité Passer la publicité

«L’épicentre du français se trouve dans le bassin du fleuve Congo et non sur les quais de Seine» : cette affirmation d’Emmanuel Macron est-elle correcte ?

Par Jeanne Sénéchal

Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées
👁 Francophonie: «L'épicentre aujourd'hui de la langue française est sur les bassins du fleuve Congo», déclare Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a déclaré samedi à Alexandrie que l’épicentre du français se trouvait «dans le bassin du fleuve Congo, et non sur les quais de Seine». Qu’en disent les chiffres ?

Passer la publicité Passer la publicité

«L’épicentre du français se trouve aujourd’hui dans le bassin du fleuve Congo, et non sur les quais de Seine, car c’est là qu’il y a le plus de locuteurs», a déclaré Emmanuel Macron samedi 9 mai à Alexandrie lors d’un déplacement consacré à la francophonie et à l’inauguration du nouveau campus de l’Université Senghor. Une affirmation qui a surpris certains internautes sur les réseaux sociaux. Le président de la République a-t-il raison ?

À première lecture, la comparaison peut étonner : «quais de Seine» renvoie à la France et à Paris, tandis que «bassin du Congo» évoque le Congo. Dans ce contexte, les chiffres semblent erronés : selon le rapport de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) publié le 16 mars 2026, la France reste le pays comptant le plus de francophones, avec 66 millions de locuteurs (96 % de la population), devant la République démocratique du Congo, qui en compte 57 millions (51 % de sa population).

Passer la publicité

Mais le président emploie le terme bassin du Congo, qui couvre en réalité six pays - le Cameroun, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon - tous dotés du français comme langue officielle ou co-officielle (la Guinée équatoriale, ancienne colonie espagnole, a adopté le français comme seconde langue officielle en 1998, bien que l’espagnol y reste dominant). Réunis, ces pays comptent 77 millions de francophones, soit davantage que la France. Dans ce cadre, l’assertion de Macron tient : 65 % des 396 millions de francophones dans le monde vivent désormais en Afrique.

Une tendance appelée à s’accentuer : selon l’OIF, qui estime aujourd’hui à 396 millions le nombre de francophones dans le monde, la population francophone pourrait dépasser 500 millions d’adultes d’ici 2050, portée en grande majorité par l’Afrique.

La rédaction vous conseille

«L’épicentre du français se trouve dans le bassin du fleuve Congo et non sur les quais de Seine» : cette affirmation d’Emmanuel Macron est-elle correcte ?

S'ABONNER

Sauvegarder un article

Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.

S'abonner
Passer la publicité Passer la publicité
372 commentaires
  • Felixquipotuitrerumcognocerecausas

    le

    Epicentre : au sens figuré : "lieu central, ou moment central, où se produit ou d’où provient un phénomène". L'emploi de ce mot ici me semble impropre. je proposerais à la place "barycentre" qui ferait référence au poids relatif des différentes masses de locuteurs et non pas à l'origine du phénomène linguistique, qui lui se situe indubitablement en France.

  • abracadabrix

    le

    EH Manu, avec tout le respect que je ne vous porte pas, la langue française nous appartient ; mais nous la prêtons bien volontiers à vos potes !

  • MAGALI PRADEL

    le

    Encore une raffarinade élyséenne, qui espère impulser quoi?

Passer la publicité
À lire aussi

Sur le même thème

  1. Il était une fois la France, l’Afrique et la Francophonie

    BIBLIOTHÈQUE DES ESSAIS - Deux livres sur l’Afrique, qui viennent de paraître, partagent la même ambition : raconter, sans nostalgie, les raisons grandissantes du désamour avec Paris, remettre quelques pendules à l’heure, et, surtout, proposer des solutions pour réconcilier ce continent et la France.

Plus de services
Vous avez choisi de refuser les cookies
Et pourtant, la publicité personnalisée est un moyen de soutenir le travail de notre rédaction qui s’engage à vous proposer chaque jour une information de qualité. En acceptant les cookies, vous pourrez accéder aux contenus et fonctionnalités gratuites que propose notre site.

À tout moment, vous pouvez modifier vos choix via le bouton “paramétrer les cookies” en bas de page.

ou Refuser et s'abonner