Des Bouches-du-Rhône à la Seine-et-Marne, une équipe louait des engins de chantier pour les expédier en Roumanie
Par Mathilde Ceilles, Le Figaro Marseille
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Un vaste trafic international d’engins de chantier, représentant un préjudice de 1,3 million d’euros, a été démantelé par la Jirs de Marseille. Une quinzaine de victimes est recensée par les enquêteurs partout en France..
Passer la publicité Passer la publicitéC’est un trafic peu banal sur lequel les enquêteurs de la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille et les gendarmes de la brigade de recherche de Salon-de-Provence se sont penchés ces derniers mois. Une filière de trafic d’engins de chantiers entre la France et la Roumanie a récemment été démantelée, conduisant à la mise en examen et le placement en détention provisoire de trois suspects.
L’enquête a démarré après une mystérieuse découverte sur la commune d’Orgon, petite ville des Bouches-du-Rhône, d’après un communiqué de presse du parquet de Marseille. Sur un terrain ont été déposés deux engins de chantiers, «prétendument loués par une société de travaux dans le bâtiment» selon le procureur de la République de Marseille, «puis chargés dans un camion qui les acheminait en direction de l’Italie».
Passer la publicitéDes engins envoyés en Roumanie
Au cours de leurs investigations, les gendarmes ont découvert qu’une équipe de malfaiteurs de nationalité roumaine auraient procédé de la même façon depuis fin 2024 un peu partout en France, de la Haute-Savoie à la Haute-Garonne en passant par le Bas-Rhin, les Bouches-du-Rhône mais aussi le Nord, les Vosges et la Seine-et-Marne. Au total, les trafiquants auraient fait une quinzaine de victimes pour un préjudice de 1,3 million d’euros. «Les investigations sur commission rogatoire permettaient de confirmer que les engins loués sous de fausses identités étaient ensuite envoyés en Roumanie», écrit le parquet de Marseille.
Le 20 janvier dernier, les gendarmes de la brigade de recherches de Salon-de-Provence ont interpellé trois Roumains âgés de 30 à 50 ans. Ils ont été mis en examen pour escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux et association de malfaiteurs, puis placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention. «Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’autres victimes potentielles et d’appréhender l’ensemble des coauteurs de ces agissements», indique le parquet de Marseille.
