« Le but est de le faire tomber » : la défense présente Félix Bingui comme le « prisonnier politique » d’une justice sous pression
Par Mathilde Ceilles, Le Figaro Marseille
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COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Lors de sa plaidoirie, l’avocat du chef présumé du clan de narcotrafiquants des Yoda a fait part de ses craintes de transformer ce procès en «exécution» de son client sous pression d’une politique gouvernementale de lutte contre le trafic de stupéfiants.
Passer la publicité« Seize ans ? Est-ce bien sérieux ? Aller montrer leurs têtes sur un pic dans le parc du palais de justice ! Voilà le sort réservé à tous les trafiquants de drogue ! Voilà le message de la Justice ! » Au moment de plaider pour son client, Me Philippe Ohayon fait part de ses doutes, abasourdi par les 16 ans de réclusion criminelle requis à l’encontre de son client, Félix Bingui, dit « Le Chat ». Depuis trois semaines, ce dernier comparaît aux côtés 19 coprévenus dont deux sous le coup d’un mandat d’arrêt, pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment, le tout en récidive.
Félix Bingui est soupçonné d’avoir dirigé un réseau très structuré, avec hiérarchie et répartition des rôles, notamment dans la cité de la Paternelle à Marseille, avant que n’éclate une guerre sanglante avec un clan rival, la DZ Mafia. À la suite notamment à ce conflit particulièrement meurtrier, le gouvernement, et Gérald Darmanin en tête, a érigé en priorité la…
