Les bons morceaux du festival ManiFeste de l’Ircam
Par Christian Merlin
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CRITIQUE - Chef de l’ensemble Intercontemporain, Pierre Bleuse célèbre une musique qui fait feu de tous les alliages à l’occasion de ManiFeste.
Passer la publicitéChaque année, ManiFeste est l’occasion pour l’Ircam de déployer dans tout Paris l’éventail de sa créativité musicale et technique. Le reste de l’année, c’est en sous-sol que travaillent les Nibelungen de l’institut fondé par Pierre Boulez, sous la tour de Renzo Piano. Certes, c’est dans le monde entier, et de janvier à décembre, que maisons d’opéra, salles de concert et lieux de culture recourent au savoir-faire sonore de l’Ircam, mais rien de tel qu’un festival pour montrer que l’on est acteur plus que prestataire.
Au concert de l’Ensemble intercontemporain dirigé par Pierre Bleuse, on a eu confirmation que l’électronique ne vaut que si elle est intégrée, et non corps étranger. C’est ce qui fait tout le prix de Four skEtches, du Hongrois Marton Illés. Une demi-heure d’un parcours musical captivant, tour à tour proliférant et méditatif, où la virtuosité scintillante des instruments est relayée et prolongée par des transformations si subtiles que l’on ne sait plus ce qui relève de l’homme…
