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Près de Nantes : il combattait ce terrain pour familles roms à 2 millions d’euros, le voilà maire et contraint de l’ouvrir

Par Laurène Trillard, Le Figaro Nantes

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Sébastien Arrouët , devant le terrain d’insertion temporaire pour Roms, prêt à ouvrir de manière imminente à Orvault. LT/Le Figaro

INFO LE FIGARO - Historiquement opposé à ce projet destiné à accueillir neuf familles dans des mobil-homes, l’édile nouvellement élu de la ville d’Orvault a posé ses conditions pour accepter de le poursuivre. L’emplacement et le prix avaient fait polémique.

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« Regardez comme c’est bucolique. On a presque l’impression que c’est un camping municipal », s’extasie Sébastien Arrouët, devant neuf mobil-homes flambant neuf entourés de verdure. Élu maire il y a à peine deux mois, le premier magistrat de la commune d’Orvault, au nord de Nantes, nous a donné rendez-vous aux abords du tout nouveau terrain d’insertion temporaire. Un lieu symbolique, dont les travaux ont été achevés par son prédécesseur écologiste. Ces dernières années, ce lieu destiné à héberger neuf familles Roms en vue de leur insertion a fait polémiqueDes riverains ont porté l’affaire au tribunal afin de faire stopper la construction. Juste avant les élections municipales, ces voisins en colère ont aussi dénoncé dans un communiqué de presse un « passage en force, 13 jours avant l’élection ». Ils étaient alors soutenus par un élu d’opposition de droite devenu aujourd’hui édile.

«Ça n’est pas le bon emplacement», n’en démord pas le maire Sébastien Arrouët, qui s’était abstenu en conseil municipal lors du vote, critiquant l’emplacement adopté sans concertation et le prix « exorbitant ». Aussi, aujourd’hui, il ne croit toujours pas à un « terrain temporaire ». « C’est un provisoire qui risque de durer. Il n’y a pas assez de logements sociaux. Il faut arrêter de se mentir », soupire-t-il, face à un projet qui a coûté 1,2 million d’euros d’investissement, majoritairement financé par la métropole, sans oublier les « 800.000 euros » de fonctionnement sur quatre ans. Face à de tels frais engagés, difficile pour lui de faire demi-tour. S’il ne compte pas le démanteler, l’élu a tout de même posé cinq conditions qu’il dévoile au Figaro.

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«Fermeté» et «humanité»

Premièrement, il souhaite ouvrir plus largement ce terrain au « sans-abrisme », en réservant deux mobil-homes pour des familles orvaltaises qui se trouveraient dans une situation d’urgence. Deuxièmement, cette ouverture imminente a été conditionnée à la fermeture d’un autre bidonville, situé zone de la Pentecôte. Troisièmement, le site devra « être nickel en permanence ». «On donne quelque chose d’extraordinaire avec une vue extraordinaire sur la vallée du Cens. Qu’ils en prennent soin», prévient fermement l’élu divers droite, alors que les locataires seront accompagnés par une association. Quatrièmement, « tous les enfants devront aller à l’école tous les jours, et pas un jour sur deux », souligne le maire qui prévoit de surveiller de près cela. Enfin, estimant avoir pris sa part dans le sujet de la résorption des bidonvilles, il n’acceptera plus d’être à nouveau mis à contribution par la préfecture ou la métropole.

L’agglomération nantaise est en effet particulièrement touchée par le sujet. Plus de 60 bidonvilles maillent le territoire métropolitain, en comptant celui de la prairie de Mauves dont le démantèlement a été entrepris. Parmi les solutions, des terrains d’insertion temporaire voient le jour, comme cela avait été fait à Saint-Herblain, avec pour idée d’intégrer les familles.

Perte de valeur immobilière

Comme souvent, l’implantation d’un tel site crée des remous auprès du voisinage. « La justice aurait été de dédommager les riverains dont les maisons vont perdre entre 20 et 40% de leur valeur selon les différents spécialistes interrogés. L’efficacité aurait été de proposer un budget plus raisonnable pour ce projet », avait fustigé le collectif de voisins du Cormier Bois Cesbron en mars dans son communiqué.

Pour les rassurer, l’édile Sébastien Arrouët veut donc « faire appliquer à la lettre le règlement », et ce, avant même de changer la loi. Le loyer, de 50 euros pour un T3 ou 60 euros pour un T4, pourrait être amené à évoluer avec le temps. « C’est un changement de paradigme, je veux qu’on soit proactifs sur les occupations illicites de gens du voyage et Roms», termine le nouveau maire souhaitant naviguer entre «humanité» et «fermeté». En avril, il a d’ailleurs délogé une occupation de gens du voyage en 48 heures, n’hésitant pas à délivrer une amende quotidienne aux occupants.

Les neuf mobil-homes sont prêts à être utilisés. LT/Le Figaro
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52 commentaires
  • apolitic

    le

    Titre sans doute d’un stagiaire qui a eu mention tres bien au bac...

  • anonyme

    le

    Ils sont bien venus de quelque part, ces gens, non?? Eh ben ils y retournent, ça va bien, maintenant!!!

  • apolitic

    le

    Et oui, il faut remonter la pente dossier par dossier apres la gouvernance d’un ecolo pasteque, l’ardoise est salee ! Ce cas ubuesque n’est qu’un exemple de la démagogie sans compter...

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