Attentat de Nice : dix ans après ses accusations contre Beauvau, Sandra Bertin de nouveau devant la justice
Par Lise Tavelet, Le Figaro Nice
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RÉCIT - Elle était derrière les caméras de sécurité de la ville le soir de la tragédie, en 2016. Elle sera ce mardi devant le tribunal correctionnel de Nice, citée à comparaître pour dénonciation calomnieuse. La policière avait rapporté des pressions de ministère de l’Intérieur pour modifier son rapport.
Passer la publicité« Je lui réponds que la justice établira la vérité que pour ma part je connais. » Il est 20 heures, ce 24 juillet 2016 ; c’est un dimanche, et peut-être quelques minutes de plus lorsque sur le plateau du journal télévisé de France 2, Bernard Cazeneuve prend la parole avec ces mots. Celui qui est alors ministre de l’Intérieur se tient droit. Son regard, acéré, circonscrit derrière des lunettes rectangulaires, vient de visionner un reportage qui l’accable, l’accuse.
Sur les images diffusées, on voit une femme brune, grande. C’est Sandra Bertin. À 30 ans, elle est la responsable du centre de supervision urbain (CSU) de Nice, fort alors de ses 1 386 caméras - on en compte près de 5 000 aujourd’hui dans la capitale azuréenne. Elle est celle qui assure le contrôle de ces yeux technologiques disséminés dans la ville qui, dix jours plus tôt, ont enregistré l’horreur sur leur bande de vidéosurveillance du jeudi 14 juillet 2016.
Envoyé émanant « du ministère de l’Intérieur »
Il est 22 h 33. Un camion fonce droit sur la foule de passants sur…
