Incendie criminel à Nice : le quatrième suspect révèle avoir été rémunéré et reconnaît les faits
Par Steve Tenré
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Sept personnes, dont trois enfants, ont péri dans l’incendie d’un immeuble à Nice le 18 juillet. Cinq suspects au total ont été identifiés.
Passer la publicité Passer la publicitéUltime rebondissement dans l’affaire de l’incendie mortel dans un immeuble de Nice (Alpes-Maritimes), qui a provoqué la mort de sept personnes dont trois enfants le 18 juillet au petit matin. Le quatrième suspect, arrêté le 30 juillet, a reconnu son implication, et avoué avoir été rémunéré pour son implication dans l’incendie, a annoncé le parquet de Nice dans un communiqué ce jeudi soir 1er août.
L’individu, âgé de 17 ans et sans profession, domicilié en Seine-Saint-Denis, n’a jamais été condamné mais est notamment connu des services de police pour trafic de stupéfiants. Interpellé dans un bus en direction de la France à la frontière espagnole, le jeune homme avait «pris la décision de rentrer et de se rendre», après «quelques jours de fuite en Espagne », d’après le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli.
Passer la publicitéEn garde à vue, le mineur a reconnu son implication, et a avoué avoir été sollicité contre rémunération. «Après avoir cassé la porte d’entrée de l’immeuble (visé) avec une pierre, (le suspect) pénétrait dans l’immeuble avec deux autres mis en cause», précise le procureur. Toutefois, le suspect a contesté avoir lui-même mis le feu. Il a été déféré ce jour devant des magistrats instructeurs.
À lire aussi Incendie mortel à Nice : un quatrième suspect, âgé de 17 ans, interpellé à la frontière franco-espagnole
Cinq suspects identifiés
Trois personnes ayant déjà été interpellées dans cette enquête, il ne reste donc plus qu'un seul suspect recherché, un homme de 18 ans originaire du Val-d'Oise. Dès le 18 juillet, jour des faits, une première personne avait été placée en garde à vue, un homme de 25 ans résidant dans les Alpes-Maritimes qui s'était dénoncé en expliquant avoir simplement convoyé les auteurs présumés sans avoir été au courant de leurs intentions criminelles, version mise à mal après quatre auditions par les enquêteurs, avait indiqué le parquet.
Le 21 juillet, un deuxième homme, lui aussi mis en examen et placé en détention provisoire, avait été interpellé à son tour à Noisy-le-Grand. Un troisième jeune homme avait été interpellé pour sa part en région parisienne, le 24 juillet, alors qu'il tentait de rejoindre la Côte d'Azur en train.
La vaste enquête lancée après l'incendie a permis d'établir qu'il s'agissait, selon les premiers éléments, d'un incendie criminel lié à un conflit sur fond de trafic de stupéfiants, avec lequel les victimes n'avaient aucun lien, et d'identifier cinq jeunes hommes âgés de 17 à 25 ans résidant habituellement dans les Alpes-Maritimes ou en région parisienne.
Trois d'entre eux sont soupçonnés d'avoir pénétré dans l'immeuble pour mettre le feu à la cage d'escalier et deux autres d'avoir été dans la voiture qui les a conduits. Une information judiciaire a été ouverte notamment pour «destruction volontaire par incendie en bande organisée ayant entraîné la mort». Les suspects risquent la réclusion criminelle à perpétuité.
