Nice-Saint-Étienne : les supporters niçois interdits aux abords de l’Allianz Riviera, des débordements redoutés
Par Lise Tavelet, Le Figaro Nice
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Dans un arrêté préfectoral signé mercredi, la préfecture des Alpes-Maritimes se veut intransigeante vis-à-vis des potentiels débordements en cas de descente en Ligue 2 de l’OGC Nice face à Saint-Étienne, au vu des derniers et nombreux incidents impliquant des supporters niçois.
Passer la publicité Passer la publicitéLes Aiglons vont-ils descendre en Ligue 2 ce vendredi ? Quelle que soit l’issue de la rencontre face à l’AS Saint-Étienne, les supporters du club niçois ne pourront y assister de leurs propres yeux. Et pour cause : le barrage retour à l’Allianz Riviera se déroulera à huis clos. Une décision à laquelle s’ajoute désormais un arrêté préfectoral «restreignant la liberté d’aller et venir des supporters du club de football de l’OGC Nice dans la commune de Nice», pris mercredi.
«La présence sur la voie publique, aux alentours du stade et du centre d’entraînement, de personnes se prévalant de la qualité de supporter du club de l’OGC Nice ou connues comme tel, comporte des risques sérieux pour la sécurité des personnes et des biens», relève le préfet Laurent Hottiaux. En ce sens, dès vendredi midi et jusqu’au samedi 30 mai, à 2 heures du matin, les supporters ne pourront accéder aux rues adjacentes, définies par un périmètre aux abords de ces deux infrastructures.
Passer la publicité«Tous drapeaux et banderoles»
Seront interdits dans ces zones «la détention, le port, le transport et l’usage d’engins pyrotechniques (artifices, fusées, pétards), de carburants, de combustibles, de produits corrosifs ou inflammables», ainsi que «tous drapeaux et banderoles dont les inscriptions appellent à la provocation». Les objets «pouvant être utilisés comme projectiles» seront également bannis.
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Pour motiver sa décision, le préfet évoque cette manifestation sportive comme «susceptible d’occasionner des troubles graves à l’ordre public» et s’appuie sur les précédentes altercations entre les deux clubs et leur «rivalité permanente et violente opposant les supporters ultras depuis plusieurs années». «Cette rivalité s’est traduite par des incidents nombreux et récurrents», note le haut fonctionnaire. Et de lister la rixe survenue en décembre 2019, le refoulement des supporters niçois lors du déplacement en septembre 2021 puis, en septembre 2024, la tentative d’un groupe d’ultras niçois «d’affronter les supports stéphanois sur l’autoroute».
Rencontre classée niveau 4 sur 5
Outre ce lourd passif entre les deux clubs, la préfecture rappelle l’envahissement du terrain «quelques secondes après le coup de sifflet final par des supporters niçois mécontents, qui ont commis de nombreuses dégradations et jeté des projectiles sur les forces de l’ordre» et les «affrontements avec les forces de l’ordre à l’extérieur» lors du dernier match de Ligue 1 entre les Aiglons et le FC Metz, le dimanche 17 mai.
Dernier incident en date de cette longue liste, la rixe «très violente» impliquant des supporters niçois, en marge de la finale de la coupe de France, opposant le RC Lens à l’OGC Nice. À la suite de ces affrontements, 65 personnes ont été placées en garde à vue, notamment pour «violences aggravées». À noter, enfin, que la rencontre décisive de ce vendredi qui verra ou non le maintien en Ligue 1 du Gym, a été classée au niveau 4 sur 5 par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme.
