«Une nécessité absolue» : Éric Ciotti interpelle Gérald Darmanin sur l’emplacement d’une future prison à Nice
Par Jacques Paugam, Le Figaro Nice
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Dans un courrier adressé au ministre de la Justice, le nouveau maire propose d’ériger une seconde structure pénitentiaire dans la plaine du Var, à l’ouest de la ville pour soulager la tension carcérale.
Passer la publicité Passer la publicitéUn dossier en souffrance. C’est par courrier à en tête de la mairie de Nice et directement présenté en main propre à Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, qu’Éric Ciotti a remis sur la table, ce mercredi, l’épineux dossier de la construction d’une nouvelle maison d’arrêt. Un «site» a déjà été repéré, au milieu de la plaine du Var à l’ouest de la ville, «entre l’autoroute A8 et le boulevard du Mercantour», écrit le maire azuréen prêt à accueillir un futur établissement pénitentiaire dans la cinquième ville de France. Une «nécessité absolue», enjoint Éric Ciotti face à la «saturation» de l’actuelle maison d’arrêt localisée plus à l’est, vieille de plus de cent ans, et dont le taux d’occupation atteint 200 % pour seulement 363 places de prison. En plus de celle de Grasse, également sous forte tension.
Longtemps un thème de campagne, l’ancien député azuréen avait effectué une visite dans l’actuelle prison de Nice située au nord-est de la ville en octobre 2024 pour mieux dénoncer, au passage, l’inaction de son prédécesseur, Christian Estrosi. Il a «systématiquement rejeté les deux projets qui allaient en ce sens, l’un dans la plaine du Var, l’autre à Saint-Laurent-du-Var, c’est honteux», critiquait-il à l’époque.
Passer la publicitéAbandon du projet de super-hôpital
Devenu maire, Éric Ciotti entend faire place nette des projets de la précédente mandature. Au sens propre comme au figuré. C’est donc sur l’emplacement d’abord envisagé dans la plaine du Var pour la construction d’un super-hôpital défendu par Christian Estrosi que son choix s’est porté. «C’était irréaliste, il n’y avait aucun financement », confie-t-il ce mercredi au sujet de ce projet d’hôpital, dans les colonnes de Nice-Matin.
En revanche, l’édile se dit prêt à mobiliser ses services pour «accompagner concrètement ce projet structurant» de nouvelle maison d’arrêt au sein de la plaine du Var. La réalisation de cette prison - si elle a lieu - se ferait effectivement sur l’actuel terrain occupé par la résidence sociale «Nice-village/Nicéa» qui héberge plus de 1000 chambres. «Cette emprise foncière représente une superficie totale d’environ 53.000 m2 et offre des perspectives particulièrement adaptées à l’accueil d’un équipement d’envergure», vante le maire auprès du ministre.
Exemple
Ses occupants seraient en cours de «relogement progressif» par la mairie dans le cadre d’un calendrier s’échelonnant «jusqu’en 2032», précise Éric Ciotti. Le président de l’UDR, allié de Marine Le Pen et Jordan Bardella à l’Assemblée nationale, entend faire de sa gestion municipale un exemple en vue des prochaines échéances électorales. Quitte à mettre une amicale pression au ministre de la Justice : «Face aux enjeux de sécurité publique et de bonne administration de la justice, il est essentiel que ce dossier puisse désormais avancer rapidement», presse-t-il.
En 2017, une première zone d’implantation avait déjà été retenue par la place Vendôme pour l’édification d’une prison dans la commune de Saint-Laurent-du-Var, toute proche de Nice, avant d’être finalement empêchée par les élus de ces deux communes.
