Affaire Lyhanna : Bruno Retailleau propose la castration chimique obligatoire pour les criminels sexuels, la gauche émet des réserves
Par Le Figaro avec AFP
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Aujourd’hui facultative, la mesure doit être appliquée de force aux «individus les plus dangereux», estime le président des LR. Olivier Faure, de son côté, plaide plutôt pour des bracelets «anti-rapprochement».
Passer la publicité Passer la publicitéLe président des Républicains (LR) Bruno Retailleau a proposé mercredi que les criminels sexuels les plus dangereux et susceptibles de récidiver se voient contraints à une castration chimique, lors d'une émission sur BFMTV à la suite de la tragédie de la jeune Lyhanna.
Bruno Retailleau, candidat LR à l'élection présidentielle de l'an prochain, a estimé qu'il fallait tenir compte de la difficulté à mettre en place des peines de prison incompressibles. «D'où ma proposition de castration chimique obligatoire pour les individus les plus dangereux, qui ont les plus grands risques de récidive», a-t-il déclaré.
Passer la publicité«On ne peut pas laisser nos enfants comme une proie vis-à-vis de ces criminels», a-t-il ajouté. Actuellement, une mesure de castration chimique ne peut être appliquée par un juge qu'avec l'accord de la personne mise en cause. L'ex-ministre de l'Intérieur était interrogé dans une émission qui réunissait plusieurs autres présidentiables ou dirigeants de partis politiques.
Marine Tondelier et Olivier Faure sceptiques
La cheffe des Écologistes Marine Tondelier, elle aussi candidate pour 2027, a émis des doutes sur l'efficacité de cette mesure et insisté sur la nécessité de prendre en charge la santé mentale. «Il y a aussi un problème de santé mentale quand même assez large dans le pays, sous des tas d'aspects, et qu'on ne sait pas prendre en charge», a-t-elle déclaré.
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure s'est lui aussi montré réservé sur la possibilité de lever le volontariat pour une castration chimique. Il a avancé la possibilité de contraindre au port du bracelet électronique «dans l'exécution de la peine au lendemain de la sortie de prison». «On peut très bien considérer qu'il y a des bracelets anti-rapprochement» qui feraient qu'on ne puisse pas «s'approcher d'une école» ou d'une crèche.
