Harcèlement scolaire : dans une vidéo TikTok, Macron refuse que «la rentrée soit synonyme de calvaire»
Par John Timsit
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Le président de la République veut lutter contre «les menaces et les injures» qui «rendent la vie impossible» aux élèves.
Passer la publicité Passer la publicitéEmmanuel Macron n'utilise pas fréquemment TikTok. Sauf lorsqu'il s'agit de parler à la jeune génération. Dans une vidéo de presque trois minutes publiée sur le réseau social préféré des adolescents, le président de la République se filme lui-même à l'Élysée et s'adresse à ses auditeurs. À ceux qui feront leur rentrée scolaire jeudi. Objectif : prévenir et lutter contre le harcèlement scolaire et numérique. Mettant en scène les torrents d'insultes que certains jeunes peuvent recevoir sur leur smartphone, Emmanuel Macron affirme que «trop (d'élèves) (...). les ont entendues à l'école, les subissent au quotidien.» «Et quand, c'est terminé à l'école, ça repart dans les réseaux sociaux», martèle le chef de l'État.
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L'occasion de s'adresser directement à ces jeunes : «Ces menaces, ces injures, ce qui vous rend la vie impossible a un nom, c'est le harcèlement.» Face à ce défi de ces dernières années, Emmanuel Macron «ne veut pas que la rentrée scolaire, ce soit synonyme de calvaire.» Et «que pour beaucoup trop d'entre (eux), un million (...)., reprendre l'école signifie retrouver ces injustices, cette violence au quotidien et une vie impossible.» Façon également pour le président de la République d'humaniser ce combat en citant les lettres et les témoignages de «Nelson, d'Anissa ou d'Hugo» et de l'affirmer : «Nous agissons avec l'ensemble des professeurs et toutes celles et ceux qui chaque jour font le nécessaire pour vous éduquer». Si Emmanuel Macron veut mieux former ce personnel face à ce fléau, il n'oublie pas non plus les associations, l'application et le numéro «3018» qui permettent de dénoncer une situation de harcèlement.
Passer la publicitéLe président souhaite également se montrer rassurant à l'égard de ces jeunes en les poussant à être offensifs contre leurs contempteurs. «N'acceptez rien. Le problème est du côté de ceux qui vous insultent, qui vous agressent, qui vous rendent la vie impossible. (...). C'est vous qui êtes dans votre droit, c'est vous qu'on doit aider pour vous faire respecter. Et donc, nous ne céderons rien», poursuit sur un ton volontariste l'hôte de l'Élysée. Lequel lance un dernier appel : «Vous n'êtes pas tout seul. (...). Parlez-en. Dénoncez-le. On ne lâchera rien face à ceux qui vous rendent à la vie impossible (...). Je compte sur vous, et vous pouvez compter sur moi, sur nous.»
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