Présidentielle 2027 : «C’est mal barré», David Lisnard estime qu’une primaire est la «seule chance» de gagner pour Bruno Retailleau
Par Anais Chaline
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Le maire de Cannes (Alpes-Maritimes), candidat à la présidentielle, a claqué la porte du parti Les Républicains en avril dernier. Plaidant inlassablement pour «une grande primaire», il s’est montré virulent à l’égard de son ancien chef, Bruno Retailleau.
Passer la publicité Passer la publicitéL’un pense que leurs «chemins se recroiseront», mais pour l’autre, la voie semble toute autre. Le 1er avril dernier, le maire de Cannes, David Lisnard annonçait son départ du parti Les Républicains (LR), après un tête à tête avec le patron de la formation, Bruno Retailleau.
L’élu des Alpes-Maritimes lui avait adressé une salve de reproches : participation des ministres LR au gouvernement, critique du mode de désignation du candidat ou encore le vote du budget. Invité sur Sud Radio, ce jeudi, David Lisnard n’a pas épargné le candidat vendéen : «Ce sera peut-être sa seule chance de pouvoir gagner», grince-t-il au sujet d’une éventuelle primaire à droite. Avant de reprendre : «C’est mal barré autrement».
Passer la publicitéDe l’UDI à Reconquête
Et c’est précisément dans la primaire que le point névralgique réside. Le président de Nouvelle Énergie, qui a officialisé sa candidature aussitôt après avoir claqué la porte du parti, plaide pour «une grande compétition, une primaire ouverte». Ce que Bruno Retailleau refuse catégoriquement, après avoir reçu les faveurs des adhérents LR à 73,8% en avril dernier.
David Lisnard convie «tous ceux qui veulent venir» à cette primaire, afin de «comparer les discours, les bilans, les caractères». En octobre dernier, il défendait un périmètre allant de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), jusqu’au parti Reconquête, piloté par Éric Zemmour. «Il faudrait aller assez vite, autrement il va y avoir une sorte de darwinisme, de sélection», a encore avancé le libéral.
