Arthur Mensch, le cerveau froid de l’IA européenne
Par LENA
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VU D’AILLEURS - À contre-courant des mythologies de la Silicon Valley, Arthur Mensch s’impose comme l’une des figures centrales d’une intelligence artificielle à l’européenne. À la tête de Mistral AI, ce pur produit des grandes écoles françaises n’a qu’une idée en tête : remettre l’Europe dans la course. Quitte à utiliser les armes de l’ennemi.
Passer la publicitéPar Philippe Laloux (Le Soir)
Les histoires de gourous de la tech commencent généralement dans le fond d’un garage de la Silicon Valley. Quelques post-ados y sèchent les cours de Stanford, en enfilant des lignes de code, des Red Bull et les parties de Minecraft. Plus tard, ils ne le savent pas encore, ils seront milliardaires, libertariens et assisteront à l’investiture d’un président des États-Unis après lui avoir prêté allégeance.
Arthur Mensch a certes très vite gagné son rond de serviette à l’Élysée. Mais le récit fondateur de sa start-up, Mistral AI, sans doute la plus scrutée d’Europe, ne s’est pas forgé par à-coups de pizzas tièdes. Chez lui, tout semble plus linéaire, presque trop propre pour entrer dans les canons de la légende des géants de la tech. Pas de nuits blanches à fomenter des visions mystiques sur le destin funeste de l’humanité, que seule une superintelligence pourrait déjouer. Pas de promesse de salut technologique, comme celle assénée en 2015 par Sam Altman au moment…
