Trop injuste pour être apprécié à sa juste valeur : notre test de Super Meat Boy 3D, ou quand un bout de viande veut singer Mario
Par Steve Tenré
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CRITIQUE - Satisfaisant de par sa grande difficulté, Super Meat Boy 3D enchaîne pourtant les défauts, certains n’ayant pas lieu d’être dans un jeu de plateforme «hardcore».
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Destiné à une poignée de joueurs hardcore, Super Meat Boy 3D aurait pu devenir l’expérience de plateforme ultime, si seulement les développeurs n’avaient pas rendu leur titre aussi illisible.
Les yeux exorbités, les mains moites et toutes sortes d’insultes qui nous passent par la tête... Difficile de mieux résumer l’expérience Super Meat Boy 3D, nouvelle itération d’un univers commencé en 2010. À l’époque, Super Meat Boy s’était immédiatement imposé comme la nouvelle référence de la plateforme, s’érigeant comme une alternative crédible et addictive aux New Super Mario Bros de chez Nintendo. La promesse d’alors? Proposer 300 niveaux en 2D aussi courts qu’ardus, truffés de pièges et rythmés comme un métronome: pour parvenir à ses fins, le joueur n’avait pas d’autre choix que de maîtriser au pixel près les sauts de notre héros, un bout de viande casse-cou mais courageux, cherchant à sauver sa petite amie, Bandage Girl, des griffes de Docteur Fétus. Super Meat Boy était un grand titre - probablement l’un des plus importants de la scène indépendante -, et son souvenir reste encore ancré seize longues années après l’avoir épluché dans tous les sens.
Malgré le temps qui s’est écoulé…
