Après la polémique Shein, le patron du BHV lance un think-tank sur le commerce en centre-ville
Par Manon Malhère
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Lors de son audition devant le Sénat, Frédéric Merlin a annoncé la création d’un think-tank pour remédier à « l’affaiblissement structurel » du commerce dans les cités.
Passer la publicité Passer la publicitéAccusé d’avoir fait entrer le loup dans la bergerie en accueillant, en novembre dernier, une boutique Shein au BHV Marais, Frédéric Merlin cherche à redorer son image. Le président de la foncière commerciale SGM, qui détient notamment le fonds de commerce du grand magasin parisien, mise cette fois sur le débat d’idées. Le jeune entrepreneur, âgé de 34 ans, va lancer un think-tank consacré à « l’avenir du commerce et des centres-villes », a-t-il indiqué devant les sénateurs, mercredi matin. Il était auditionné avec le représentant de Shein en France. Le dirigeant n’a probablement pas choisi au hasard son auditoire pour faire cette annonce : le Sénat, chambre des territoires, est particulièrement sensible au devenir des centres-villes.
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Frédéric Merlin est convaincu que le commerce dans les cités n’est pas mort, à condition de se réinventer. Voire de bousculer les codes, à l’instar de son partenariat avec le géant asiatique, qui a ulcéré commerçants et dirigeants politiques. La marque de mode ultra-éphémère doit bientôt ouvrir des boutiques dans cinq BHV de province. Avec ce projet de think-tank, « le point de départ n’est pas Shein ni le BHV, a insisté Frédéric Merlin, mais l’affaiblissement structurel du commerce de centre-ville. » Un site internet sera mis en place pour recueillir « des contributions d’experts, d’élus locaux, d’économistes et d’urbanistes avec l’objectif de dresser un premier diagnostic d’intérêt général », a assuré le dirigeant.
