L’architecture et l’artisanat marocains au secours de Fès
Par Bérénice Debras
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REPORTAGE - On l’espérait depuis longtemps. La médina, millénaire et impériale, sort de son sommeil de belle endormie, bouscule les traditions et prend son envol créatif.
Passer la publicitéPar Bérénice Debras (texte) et Roberto Frankenberg (photos) pour Le Figaro Magazine
Après la porte Bleue, c’est tout droit», nous dit-on. Mais à peine franchie Bab Boujloud, habillée du «bleu de Fès», voilà que le «tout droit» se divise en deux pour entrer dans la médina. Comprenne qui voudra. Ce sera la ruelle Talaa Sghira, bordée d’échoppes de babouches et de mille trésors où se presse une foule vibrante et colorée. Têtes couvertes de voile chatoyant, chevelures de Shéhérazade et coupes masculines étudiées - grand retour du coup de ciseau «brosse»… Les corps se croisent sans jamais se toucher au milieu de mulets chargés de barda incroyable. Toujours tout droit? Oui. À chaque pas, la ruelle semble se rétrécir, se tordre et se refermer. Le labyrinthe de venelles finit par nous avaler et la notion du temps avec.
En 789, Idriss Ier fonde la première capitale du futur royaume du Maroc qui accueillera, plus tard, des familles arabes et juives d’Andalousie et des exilés de Kairouan (en Tunisie)…
