Hausse du prix des carburants : le ministre Serge Papin affirme que «les distributeurs ne profitent pas de la crise»
Par Emma Confrère
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Le ministre en charge du Commerce reconnaît ce jeudi 23 avril que les acteurs de la grande distribution ont augmenté excessivement leurs prix de carburant au début du conflit mais que «les choses sont rentrées dans l’ordre».
Passer la publicité Passer la publicitéLe gouvernement se veut optimiste ce jeudi 23 avril sur la hausse des prix du carburant. Invité sur BFMTV, le ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises, Serge Papin, a évoqué «une baisse depuis le 8 avril». Afin qu’elle soit répercutée aussi rapidement que l’augmentation des prix, il indique avoir «en fin de journée une réunion avec les distributeurs, afin de s’assurer qu’il y ait une transparence».
Le constat des contrôles de la Répression des fraudes dans les stations-service se veut plutôt rassurant, selon le ministre : «On s’est aperçus qu’il y avait une montée excessive des marges des distributeurs au début du conflit et après les choses sont rentrées dans l’ordre, on s’assure que les choses continuent comme ça.» Serge Papin martèle «qu’actuellement, les distributeurs ne profitent de la crise». Une idée à rebours de celle du président du Medef, Patrick Martin, qui estimait ce mercredi sur Radio Classique que «la crise se propage», notamment sur la flambée des prix du carburant.
Passer la publicité«Il faut que tout le monde joue le jeu»
Pour Serge Papin, la confiance n’exclut pas le contrôle : «Il faut que tout le monde joue le jeu, le carburant c’est un prix d’appel et l’intérêt des distributeurs est que le carburant soit le moins cher.» Quant aux récentes critiques de Michel-Édouard Leclerc sur la position du ministre, auparavant gérant d’un magasin U, il juge ne plus être dans la même position et assurer «la défense des intérêts des Français» au lieu «de la défense de ses propres intérêts». «Je suis ministre, ce qui m’anime c’est l’équilibre, je ne suis pas dans la défense corporatiste de mon entreprise», ajoute Serge Papin.
S’il craint que «la crise dure», il assure que les distributeurs jouent également le jeu dans l’alimentation. «Les prix dans les rayons n’ont pas bougé, ils ont progressé de 0,04% et sont donc stables» depuis le début du conflit, affirme le ministre. «Les prix ne vont pas augmenter pour l’instant et le médiateur des négociations dit qu’il n’y a pas eu de hausses sur les prix», insiste-t-il. Si l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) souhaite rouvrir les négociations commerciales, Serge Papin n’exclut pas «une possibilité» et évoque «des discussions». «On va faire un point à la fin du deuxième trimestre et on verra les conséquences, il n’y a pas d’urgence», conclut-il.
