Augmentation des prix, annulation des vols… En Europe, le transport aérien chahuté par les risques de pénurie de kérosène
Par Jean-Yves Guérin
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DÉCRYPTAGE - Les compagnies aériennes n’ont pas beaucoup de solutions pour faire face à l’explosion des prix du carburant d’aviation.
Passer la publicitéDans la guerre qui met aux prises Américains et Iraniens, le cessez-le-feu entre les deux parties n’a pas esquissé de solution pour le détroit d’Ormuz. Au grand dam des dirigeants du transport aérien, qui ne peuvent que déplorer l’impact direct que ce conflit a sur leur activité. Près de 30 % du carburant d’aviation dans le monde - 40 % même pour les compagnies européennes - est produit dans le Moyen-Orient et transite normalement par ce fameux détroit. Son blocage fait mécaniquement grimper en flèche les prix du kérosène.
Aujourd’hui, la tonne de cet or noir se vend à plus de 1500 euros contre près de 650 euros avant la guerre, fin février. Et un nouveau durcissement entre les États-Unis et l’Iran pourrait encore déboucher sur une hausse accélérée des prix. « La préoccupation la plus immédiate concerne l’approvisionnement en kérosène, estime Michael O’Leary, patron de Ryanair. En collaboration avec nos fournisseurs de carburant, nous suivons en permanence les cours du marché. » Preuve…
