Filière aéronautique française : le pari d’une montée en cadence ambitieuse
Par Jérôme Rein et Gaëtan Cathalan (Boston Consulting Group)
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TRIBUNE - La montée en puissance des filières aéronautique et défense françaises est aujourd’hui freinée par la fragilité de ses sous-traitants. Une refonte s’impose pour soutenir les cadences de production et préparer les futurs programmes.
Passer la publicitéJérôme Rein et Gaëtan Cathalan, respectivement directeur associé senior et partner au Boston Consulting Group (BCG)
En termes de pilotage, la manœuvre se nomme « ressource ascendante ». Elle consiste à tirer sur les commandes pour redresser l’assiette d’un avion et entamer une remontée. C’est précisément ce qu’ont accompli les fleurons de l’aéronautique française après le trou d’air des années Covid. Sur son dernier exercice, le chiffre d’affaires de la filière aéronautique et spatiale s’élève à plus de 70 milliards d’euros, retrouvant voire dépassant son niveau pré-Covid, tiré par la reprise des livraisons dans l’aviation civile, le dynamisme des exportations et la progression de la demande mondiale.
Pilier de l’économie française, le secteur représente environ 4,3 % du PIB et s’avère le premier contributeur à notre balance commerciale. Mais les succès de mastodontes comme Airbus (69,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024), Safran (27,3 milliards) ou Dassault Aviation (6,2…
