Une étude révèle que les amateurs de bière (mais pas seulement) sont des proies privilégiées pour les moustiques
Une étude scientifique récente affirme que les personnes ayant consommé de la bière ont plus de chance de se faire piquer par les moustiques. Et encore davantage si... elles ont eu un rapport sexuel récemment.
Passer la publicité Passer la publicitéL’Université Radboud de Nimègue aux Pays-Bas a fait une nouvelle découverte à propos d’une question qui revient régulièrement : pourquoi certaines personnes sont-elles plus exposées aux moustiques que d’autres ? Si nous savons déjà que la génétique ou le groupe sanguin entrent en jeu, la consommation de certaines boissons alcoolisées comme la bière pourraient aussi compter, selon cette étude intitulée «Aimants à moustiques», publiée à la fin du mois d’août dernier.
L’expérience s’est déroulée en 2023 lors du festival de musique Lowlands, non loin d’Amsterdam. Les 465 participants ont dû renseigner des informations sur leur hygiène, leur régime alimentaire et leur consommation d’alcool. Ces derniers ont ensuite placé leurs bras dans des boîtes remplies de moustiques, l’objectif étant de constater par quels profils les petits insectes étaient le plus attirés. Il s’est avéré que les moustiques se sont davantage posés sur les personnes ayant déclaré avoir consommé au moins une bière au cours des 12 dernières heures, par rapport à celles qui n’en avaient pas bu.
Passer la publicitéUne attirance pour les personnes sexuellement actives
Selon Georges Jakerian, directeur des opérations en entomologie médicale de l’Agence régionale de démoustication située à Paris, ce phénomène peut s’expliquer par la production de dioxyde de carbone liée à la consommation d’alcool. «L’alcool fait augmenter la chaleur dans le corps, ce qui fait que l’on dégage plus de CO₂, or, c’est le dioxyde de carbone qui attire les moustiques», explique-t-il.
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Mais il semblerait que les moustiques aient également une préférence pour les personnes ayant récemment eu un rapport sexuel. Les participants à l’étude ayant passé la nuit précédant l’expérience avec un autre festivalier se sont révélés des proies idéales selon l’étude. «L’odeur de notre peau reste le critère le plus important pour le choix des moustiques», avance l’entomologiste médical Guillaume Lacour. En réalité, ce sont les phéromones, des molécules chimiques produites par un organisme, provoquant une réaction chez un autre membre de la même espèce, qui interviennent. «Lors d’un rapport sexuel, nous produisons des phéromones. Cela fonctionne de la même manière que lorsque nous faisons un footing. Après, les moustiques sont particulièrement attirés par nos chaussettes par exemple», détaille l’expert.
L’expérience a en effet montré que les personnes concernées n’ayant pas pris de douche avant ce test ont davantage été piquées, car les phéromones sur leur peau n’ont pas été éliminées. Selon Guillaume Lacour, les odeurs corporelles sont d’ailleurs le meilleur piège à moustique. En bref, l’abstinence sexuelle et l’arrêt de la bière seraient la clé pour éviter l’ennemi numéro un des soirées estivales.
