Contraception : en France, ces dizaines de milliers d’hommes qui choisissent la vasectomie
DÉCRYPTAGE - Cette contraception définitive est choisie par 30 000 hommes chaque année. La pratique n’est pas risquée, mais demande mûre réflexion.
Passer la publicité« Non, on ne m’a pas coupé les testicules ! » sourit Luc, 43 ans. Ce père de deux enfants s’est décidé à la vasectomie en 2024 « pour soulager ma femme qui a des problèmes de douleur avec sa contraception ». Après sa consultation avec un urologue, il a attendu quatre mois et signé un consentement pour une opération aux effets définitifs : une fois ligaturés les deux canaux reliant les testicules à la prostate où passent les spermatozoïdes, la personne devient stérile, et le retour en arrière est compliqué, sinon impossible. « Nous n’avons pas prévu d’avoir encore des enfants. Mais, dans le cas où un événement de vie nous ferait changer d’avis, j’ai fait congeler mon sperme. »
Assez banale – quoique en recul – dans le monde anglo-saxon, la vasectomie a connu ces dernières années, une très forte progression en France : autorisée par la loi en 2001, elle est restée absolument confidentielle les années qui ont suivi, avant de véritablement décoller : entre 2010…
