Contraception : souvent ridiculisé, le «coït interrompu» est-il est aussi inefficace qu’on le dit ?
SEXOLOGIE - La méthode du retrait, ringardisée par l’apparition de la pilule contraceptive dans les années 60, reste souvent décriée. «À tort ou à raison ?», s’interroge le Dr Catherine Solano.
Passer la publicitéLe Dr Catherine Solano est médecin sexologue. Formée à l'éthique de la santé, elle consulte en urologie à l'hôpital Cochin à Paris. Elle est cofondatrice de Doctical, une plateforme de télésanté qui soutient dans leur santé intime les personnes touchées par un cancer. Elle est auteur de nombreux ouvrages, dont Le grand livre de la puberté (éditions Robert Laffont).
Cité dans la bible, Onan « se souillait à terre » pour éviter de déclencher une grossesse chez la femme de son frère lorsqu’il la prit pour épouse après la mort de ce dernier, car il ne voulait pas «donner de postérité à son frère». Ce «péché contraceptif» a donné son nom à l'onanisme, c'est-à-dire la masturbation, quand bien même ce qu'il pratiquait alors, le coït interrompu aussi appelé «union réservée», n'a pas grand-chose à voir. Cette méthode de contraception, qui a longtemps été la seule réellement disponible, a été ringardisée par la démocratisation du préservatif d’abord, puis par l’arrivée de la pilule contraceptive…
