À Nice, des paroissiens sous le choc après que Poutine a mis la main sur leur église
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La justice française a reconnu, en appel, la propriété de la Fédération de Russie sur l’église russe de Nice, au grand désespoir de la communauté orthodoxe locale qui l’administrait depuis 1923.
Passer la publicitéDes victuailles ont été déposées en quantité sur la table de la petite bibliothèque toute en boiseries, attenante à l’église. Pour ce repas pascal organisé avec une semaine de retard, il ne manque rien, pas même la vodka. Très vite l’ambiance se fait festive, la cinquantaine de paroissiens reprenant en chœur de joyeux refrains au son de l’accordéon. Visiblement, les fidèles de l’église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra, inaugurée en 1859 en plein Carré d’or niçois, ont décidé de ne pas se laisser abattre. Ils auraient pourtant de quoi.
Le 24 avril, la cour d’appel d’Aix-en-Provence a infirmé un premier jugement datant de 2021 qui attribuait à l’Association cultuelle orthodoxe russe (Acor) de Nice la jouissance des lieux, ainsi que celle du cimetière russe situé, lui, à l’ouest de la ville. Ce dernier compte plus de 800 sépultures, près de 4000 personnes y étant inhumées, dont beaucoup de Russes blancs arrivés après la révolution d’Octobre, ainsi que leurs descendants.
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