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«À Venise, nous ne prenons pas les armes»: Pietrangelo Buttafuoco, président de la Biennale, défend sa position

Par Valérie Duponchelle et Béatrice de Rochebouët envoyées spéciales à Venise

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Pietrangelo Buttafuoco : «Venise accueille les différences, les contradictions, même les conflits et les transforme toujours en dialogue et en coexistence». Yara Nardi / REUTERS

REPORTAGE - Cet homme, malmené par les polémiques nées du maintien des pavillons russe et israélien, est enfin sorti de l’ombre. Une parole universaliste qui a sa logique mais qui arrive bien tard.

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Branle-bas de combat à la 61e Biennale de Venise. Après des mois de silence, et de refus d’expliquer ses choix, le président Pietrangelo Buttafuoco a enfin pris la parole ce mercredi 6 mai au Teatro Piccolo de l’Arsenal, premier jour de la visite VIP. La conférence de presse, traditionnellement ronronnante, a fait le plein de journalistes dans un beau chaos à l’italienne. Elle a mal commencé, par une démonstration mi-littéraire mi-élégiaque des cinq conservateurs qui ont rendu longuement hommage à Koyo Kouoh, la commissaire de l’exposition internationale disparue tragiquement un an avant l’ouverture de sa biennale, la première confiée à une femme africaine.

Puis par une longue diatribe sur l’art et la main du mécène Bulgari. Quand, à 12 h 52, le président Buttafuoco a enfin pris la parole, ce fut avec l’assurance du tribun, la main droite dans la poche, la main gauche tendue vers le public, pour défendre sa position contre le boycott des pavillons russe et israélien.

«À Venise, nous ne prenons…

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28 commentaires
  • Flight92

    le

    Autant la Russie, je peux comprendre, c'est l'agresseur d'un pays souverain, l'Ukraine. Mais Israël là je ne comprends pas. Le 7 octobre c'est lui l'agressé. Même si on remonte à 1967, la guerre des 6 jours, la coalition des pays arabes pour éradiquer le jeune Etat hébreux. Alors après, bien sûr qu'il y a des victimes civiles dans un environnement guerrier urbain. Mais un moment, on a pas le droit de ne rien faire face au Hamas ou au Hezbollah. L'agressé c'est Israël. Tout pensée voulant les exclure et les boycotter ne relève pas de faits de guerre mais d'autre chose que l'on a pas le droit de nommer sur ces forums

  • lulu22

    le

    Donc ce monsieur justifie l'invasion de l'Ukraine ! il devrait s'inscrire chez LFI...

  • blank

    le

    Beau discours, et bienvenu, qui contredit frontalement le nom de l'orateur !

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