À l’épreuve des tensions géopolitiques, la 61e Biennale de Venise présente ses pavillons
Par Valérie Duponchelle et Béatrice de Rochebouët, envoyées spéciales à Venise
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REPORTAGE - Lancée sur fond de polémiques, la manifestation emporte le public ailleurs. En tout cas pour l’exposition internationale « In Minor Keys », plus convaincante que les pavillons nationaux.
Passer la publicitéComme attendu, cette 61e Biennale de Venise est aux couleurs de la polémique. La plus vive, la plus récurrente, est celle qui conteste violemment le retour du pavillon de la Russie au cœur des Giardini malgré la guerre d’Ukraine. Sous la pression des événements, le pavillon russe n’a été ouvert que quatre jours, du 5 au 8 mai. Dès mercredi, les manifestations se sont succédé contre cette présence jugée infamante, des Pussy Riot seins nus et cagoulées de rose aux banderoles de protestation disséminées dans la ville (« Death in Venice. Russia go home ! »). À l’intérieur de ce pavillon brutaliste, juste d’énormes bouquets dignes d’une scène d’opéra, des musiciens mexicains et, à l’étage, un « open bar » qui servait des gin tonics dès le matin. Il s’agit de meubler l’espace à peine occupé par une installation de l’artiste Tatiana Khalbaeva, illustre inconnue, dans son périple photographique en République de Bouriatie, l’extrême est de Russie.
Boycott de fait. Nombre de visiteurs…
