Guerre en Ukraine, conflit israélo-palestinien... À Venise, la biennale de toutes les polémiques
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ANALYSE - À la veille de la semaine inaugurale du plus grand événement de l’art contemporain, les conflits mondiaux font exploser les consensus et les limites. Son jury pour l’attribution des prix vient de démissionner.
Passer la publicitéRien ne va plus sur la Lagune, alors que la 61e Biennale d’art contemporain de Venise ouvre lundi 4 mai sa semaine inaugurale et samedi 9 mai au public. Dernier coup de théâtre : la démission de son jury international, entièrement féminin, qui doit attribuer les fameux lions d’or et d’argent, au lendemain de l’envoi d’inspecteurs du ministère de la Culture à la Biennale, selon les médias italiens. Cette démission intervient une semaine après que ce même jury a annoncé qu’il exclurait la Russie et Israël de ses prix, en raison de l’émission par la Cour pénale internationale de mandats d’arrêt pour crimes de guerre à l’encontre de leurs dirigeants. Les organisateurs ont annoncé le report de la cérémonie des récompenses au 22 novembre, à la fin de la biennale, par un vote du public.
« Un vote populiste est une idée dangereuse et démagogique. Cette crise majeure, née de la plus profonde confusion au sein du gouvernement italien, est très préjudiciable pour le prestige de cet événement de…
