Le Musée du quai Branly fête ses 20 ans et plonge dans l’inconnu
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DÉCRYPTAGE - Alors que la loi-cadre facilitant le traitement des demandes de restitution de biens culturels vient d’être adoptée, l’institution s’interroge franchement sur ses missions.
Passer la publicitéLes arbres ont poussé. Une forêt est même née sur cette parcelle de 2,5 hectares au pied de la tour Eiffel. Elle rend le bâtiment de Jean Nouvel un peu moins brutal avec ses conteneurs sur pilotis et sa carapace de pare-soleil lui donnant l’air d’un tatou géant. Vingt ans après sa naissance, comment se porte le mastodonte ?
D’abord, les polémiques initiales sont révolues. Bon gré mal gré, le public, comme les scientifiques, a appris à pratiquer la dichotomie muséale. À l’ancienne matrice, le Musée de l’homme, en face, de l’autre côté de la Seine, il revient de parler d’abord de l’homme physique. À ce bâtiment mi-exotique, mi-futuriste, inauguré le 20 juin 2006, de l’aborder sous l’angle principalement culturel.
Ce musée, chantier de près de 300 millions qui a également aspiré les collections du Palais de la Porte dorée (ancien Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie), renommé en 2016 Musée du quai Branly-Jacques Chirac en hommage au président-fondateur, grand amateur d’arts extra-occidentaux…
