Les trucs en plumes du Musée du quai Branly
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CRITIQUE - Le paradisier, cet oiseau de Nouvelle-Guinée très prisé pour ses couleurs, est au cœur d’une exposition originale, qui relie coiffes papoues anciennes et parures de mode contemporaines.
Passer la publicitéLa collection mélanésienne du musée parisien dédié aux arts lointains compte quelque 1500 objets. La moitié provient de Nouvelle-Guinée et relève du monde papou. Cette diversité et cette richesse méconnues - on a inventorié 850 langues dans cet archipel montagneux -, l’institution les aborde par un biais méconnu bien qu’emblématique : la plume.
Et plus particulièrement les beautés et le commerce des parures de l’oiseau du paradis. L’exposition dans la mezzanine commence par présenter, avec des spécimens anciennement naturalisés, les 45 espèces de ce paradisier aujourd’hui protégé. Ce sont les mâles qui sont le plus colorés. Les femelles choisissant leur partenaire, il revient à leurs prétendants de les charmer par des danses et une apparence exubérante. En conséquence, sur la grande île, dans le dédale de la jungle équatoriale, les parents papous donnent souvent à leur enfant un nom d’oiseau, comme une promesse de caractère.
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