Avec « l’une des plus grandes refontes de l’État-providence des dernières décennies », Friedrich Merz s’attaque au déficit de l’assurance-maladie
Par David Philippot, Berlin
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DÉCRYPTAGE - Aux termes d’âpres négociations, la coalition allemande a adopté, ce mercredi, une réforme de la santé qui prévoit 16,3 milliards d’euros d’économie. Soit 1 milliard de plus que le déficit anticipé.
Passer la publicitéUn accouchement dans la douleur. La première grande réforme du gouvernement Merz, adoptée ce mercredi en Conseil des ministres, arrive au bout d’une année d’exercice du pouvoir. La promesse d’un « automne de réformes » a laissé place à des espoirs déçus, plombant durablement la popularité d’un gouvernement, empêtré dans ses zizanies, atteignant son plus bas niveau au dernier sondage INSA : 13 % de satisfaits pour le SPD et 22 % pour la CDU, reléguée 5 points derrière l’AfD. Les deux partis de la coalition ont négocié pied à pied jusqu’à lundi soir les pans de cette réforme de l’assurance-maladie présentée par la ministre de la Santé. Nina Warken, les yeux cernés par la fatigue, a évoqué en conférence de presse un « signal fort » et un « effort qui en valait la peine. Le paquet complet permet de couvrir le déficit prévu des caisses. »
La somme de 16,3 milliards d’économies doit être réalisée dès cette année, 1 milliard de plus que le déficit prévu des caisses d’assurance-maladie…
