«Nos clients devront contribuer»: le carburant durable, un casse-tête pour les compagnies aériennes
Par Jean-Yves Guérin
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DÉCRYPTAGE - Dès cette année, insérer 2% de kérosène vert est obligatoire pour les transporteurs aériens dans l’Union européenne, avant de passer à 5% en 2030. Or il est plus cher et rare.
Passer la publicitéPas question d’en démordre. L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), qui fédère près de 180 pays, fixe toujours l’obligation pour les compagnies aériennes d’intégrer 5% de carburant durable en 2030 sur tous leurs vols. L’Union européenne reste aussi intraitable sur les quotas qu’elle impose aux transporteurs aériens opérant sur ses terres : 2% de biocarburant dès cette année, 6% en 2030, 20% en 2035 puis 70% en 2050. Combinée à l’arrivée d’une nouvelle flotte d’avions plus sobres, cette transition énergétique vers ce que les Anglo-Saxons appellent les SAF (sustainable aviation fuel) est indispensable pour que le secteur soit neutre en carbone en 2050. Un de ses engagements pris en 2021.
Mais, au fur et à mesure que les échéances se rapprochent, les grands acteurs du métier émettent des doutes sur la possibilité de tenir ces promesses très élevées. « Nous avons encore du temps pour y parvenir. Mais nous devons voir davantage d’actions de la part de tous les partenaires…
