Salon du Bourget : comment l’aéronautique se mobilise pour produire plus
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DÉCRYPTAGE - En France, la filière croule sous les commandes commerciales, mais souffre d’un manque de contrats militaires avec des annonces de l’État qui ne se sont pas encore concrétisées.
Passer la publicitéLa situation est inédite. Que ce soit dans la défense ou dans le civil, l’aéronautique est confrontée au même défi : produire plus et plus vite. Pressée par ses clients de passer à la vitesse supérieure, cette industrie stratégique doit réussir une double montée en cadence. L’exercice est ardu, car produire un aéronef, un objet complexe, prend en moyenne trois ans, et une partie de sa valeur ajoutée (plus de 60%) est achetée en sous-traitance. Or, les fournisseurs, la plupart dotés d’une activité duale, peinent à suivre, car ils ont des difficultés à financer l’achat de nouvelles machines, l’installation ou l’extension de lignes de production et l’embauche de personnels qualifiés.
Dans la défense, les industriels se disent prêts à produire plus, car ils ont déjà démontré ces dernières années qu’ils en étaient capables. Ainsi, Dassault Aviation* est passé d’un avion de combat Rafale produit par mois en 2020 à près de trois par mois fin 2024. Dans la perspective du renforcement des capacités…
