« Satyagraha » : le retour en grâce de Philip Glass
Par Christian Merlin
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Près d’un demi-siècle après sa création, « Satyagraha » est remonté, avec succès, à l’Opéra de Nice.
Passer la publicitéQuelle émotion ! En devançant l’Opéra de Paris pour donner la première française de Satyagraha, de Philip Glass, quarante-cinq ans après sa création, l’Opéra de Nice n’a pas seulement acté son retour triomphal dans la cour des grands après de trop longues années d’effacement. Cette maison a montré que l’opéra a le pouvoir de faire du bien. Et de réenchanter le monde. Pour le ressentir, on n’est pas obligé d’être inconditionnel des boucles répétitives qui sont la marque de fabrique du minimalisme revendiqué par le compositeur américain. Il suffit de se laisser aspirer par leur spirale hypnotique sans opposer de résistance. Bien sûr, la philosophie de l’ouvrage, qui consiste en trois stations de la pensée de Gandhi où l’on voit apparaître les figures de Rabindranath Tagore, Tolstoï et Martin Luther King, assume sa naïveté. Mais n’en a-t-on pas besoin à une époque qui ne croit plus qu’au cynisme et à la force ?
Quatre ans après avoir ouvert sa première saison avec Akhnaten, autre…
