Festival de Cannes : palme d’or, palme de plomb, prix du jury, pire acteur... Le palmarès sans langue de bois du Figaro
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
Samedi soir, le jury décerne les récompenses de la 79e édition. En attendant, voici les choix de nos critiques.
Passer la publicitéPalme d’or : Paper Tiger, de James Gray
Dans la réalité, James Gray risque de repartir les mains vides pour la sixième fois du Festival de Cannes. Autant lui attribuer la palme d’or pour Paper Tiger, l’un de ses meilleurs films. Le réalisateur américain retrouve la veine de Little Odessa et de La nuit nous appartient. Une paisible famille de la classe moyenne implose sous la menace de la mafia russe. Dans le Queens des années 1980, Irwin et Gary, deux frères, se déchirent sur fond de violence et de corruption. Avec une distribution impeccable : Adam Driver, cravaté dans ses costumes, fait l’affaire en ex-flic flambeur en instance de divorce, Miles Teller, adepte des chemises à carreaux, joue les pères affolés à l’idée de ne pas pouvoir protéger sa femme et ses deux fils, Scarlett Johansson s’illustre en mater dolorosa avec mise en plis et larges lunettes. Une véritable tragédie grecque à Brighton Beach. Il y a aussi du Shakespeare dans cette descente aux enfers qui résonnera longtemps dans l’esprit du spectateur. Et c’est…
