De la dorure sur bois aux plateaux de cinéma, Stanislas Merhar, un acteur aux trente ans de carrière
Par Etienne Sorin
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RENCONTRE - Dans Ulysse, de Lætitia Masson, il joue un père aimant et défaillant face au handicap de son fils. Rencontre avec un acteur qui fêtera trois décennies de métier.
Passer la publicitéStanislas Merhar donne rendez-vous à L’Escale, un bistrot de l’île Saint-Louis devenu repaire de hipsters. Pas ce lundi gris et venteux de juin, dans le ventre mou de l’après-midi : deux hommes jouent aux cartes, un couple de retraités lit le journal. En guise de carte de visite, on tend à l’acteur la copie d’un article retrouvé dans les archives du Figaro, daté du 24 septembre 1997. Sous le titre, « Mehrar, les débuts d’un artisan », notre consœur Marie-Noëlle Tranchant tirait le portrait de la révélation de Nettoyage à sec d’Anne Fontaine, musicien et doreur sur bois propulsé en haut de l’affiche aux côtés de Miou-Miou et Charles Berling. Merhar recevra le César du meilleur espoir masculin en février 1998.
La coupure de presse fait sourire l’intéressé. Son nom est mal orthographié. Le h n’est pas à la bonne place. Il a l’habitude. « C’était le cas sur le générique de Nettoyage à sec. Ils ne l’ont jamais corrigé, ça coûtait trop cher. Pendant longtemps, j’ai eu l’impression que…
