Antonin Baudry : « Charles de Gaulle m’a immédiatement fait penser à Don Quichotte »
Par Olivier Delcroix
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ENTRETIEN - Après un passage remarqué à Cannes, le réalisateur du Chant du loup présente le premier volet de son diptyque La Bataille de Gaulle. Il répond aux questions du Figaro avec profondeur, sensibilité et un brin d’humour.
Passer la publicitéPar un matin ensoleillé, Antonin Baudry est enfermé dans une salle de montage dans le 20e arrondissement de Paris. Chemise blanche, pull marin sur les épaules, souriant et détendu malgré l’enjeu, le réalisateur apparaît absorbé par l’ambitieux diptyque qu’il consacre à Charles de Gaulle. Après le passage remarqué de son film à Cannes, il s’est remis au travail. Appartenant à cette famille rare de cinéastes venus d’ailleurs, ce normalien agrégé de lettres et passé par le Quai d’Orsay, a d’abord exercé la diplomatie et le conseil politique avant de se tourner vers l’écriture et le cinéma. C’est sous le pseudonyme d’Abel Lanzac qu’il a signé la BD Quai d’Orsay avec Christophe Blain, puis, en 2019, Le Chant du loup, thriller remarqué sur les sous-mariniers. Avec La Bataille de Gaulle, en deux volets, L’Âge de fer et J’écris ton nom, il change d’échelle sans renier son goût pour les zones de tension.
LE FIGARO. - Vous ouvrez le film avec la formule : « Dans la direction de mon bras. »
