« 25 fois plus de risques de mourir au combat que les Moscovites » : la Russie de Vladimir Poutine sacrifie-t-elle ses minorités en Ukraine ?
Par Arthur Bijotat pour Fig Data
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CARTE – Parmi les 275.000 à 325.000 soldats russes tués au combat en plus de quatre années de guerre, les populations de Sibérie ainsi que celles d’Extrême-Orient sont très largement surreprésentées.
Passer la publicitéIl s’appelait Nurmagomed Gadzhimagomedov. Et il fut le premier soldat russe officiellement tué dans l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, le 24 février 2022. Originaire du Daghestan, petite république du Caucase au sud-ouest du pays, ce jeune homme de 25 ans appartenait à l’ethnie Lak, peuple majoritairement sunnite vivant dans cette zone. Il a ensuite été décoré à titre posthume par Vladimir Poutine, qui en profitait alors pour louer le rôle joué par les minorités ethniques dans cette guerre, se disant très «fier de faire partie de ce peuple puissant, fort et multinational qu’est la Russie».
