Chiens renifleurs, mules à tabac et salariés sous surveillance : comment les forces de l’ordre traquent les trafics à l’aéroport de Marseille
Par Nicolas Farmine, Le Figaro Marseille
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REPORTAGE - Policiers, douaniers et gendarmes œuvrent conjointement à renforcer la sécurité aéroportuaire de l’aérogare de Marignane, où transitent chaque année 11 millions de passagers.
Passer la publicitéTapies dans la pénombre d’un vaste hangar situé en contrebas de la piste d’atterrissage, des dizaines de valises étiquetées défilent à vive allure sous l’œil attentif de douaniers et gendarmes. Les bagages en soute viennent tout juste d’être débarqués d’un vol Ryanair en provenance d’Algérie. Soudain, le chien des douanes, à l’odorat aiguisé, marque un sac suspect.
À l’intérieur se trouvent plusieurs cartouches de cigarettes illégalement importées par son propriétaire, qui sera appréhendé quelques minutes plus tard dans l’aérogare en vue de la confiscation de son tabac et du paiement d’une amende. « L’intérêt est de contrôler ici car c’est le bagage qui nous intéresse, on a le temps de le contrôler de façon discrète. S’il y a une infraction, on verbalise sans retarder le flux (des passagers) », explique Michael Lachaux, directeur régional des douanes de Marseille.
À l’approche de l’été, douaniers, gendarmes et policiers œuvrent main dans la main pour veiller sur l’aéroport de Marseille-Provence
