Marseille : Erwan Davoux, accusé de violences conjugales, placé sous contrôle judiciaire renforcé
Par Nicolas Farmine, Le Figaro Marseille
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L’ancien candidat au scrutin et ex-collaborateur de Martine Vassal, soupçonné de violences conjugales contre son épouse, n’a pas respecté son contrôle judiciaire. Il a interdiction de paraître à son domicile avant son procès.
Passer la publicité Passer la publicitéLes ennuis judiciaires se multiplient à l’encontre d’Erwan Davoux. L’ancien candidat à la mairie de Marseille avait été placé en garde à vue la semaine dernière pour des soupçons de violences conjugales envers son épouse. La mesure s’était soldée par un défèrement et une convocation par procès-verbal à une audience devant le tribunal correctionnel le 9 septembre.
Mais celui qui est également un ex-collaborateur de Martine Vassal et l’a accusé de détournement de fonds publics n’a pas respecté son contrôle judiciaire, qui incluait notamment une interdiction d’entrer en contact avec la victime et une interdiction du port d’arme. Plusieurs infractions avaient été retenues à l’encontre d’Erwan Davoux : violences habituelles par conjoint ayant entraîné une ITT de moins de huit jours, violences par conjoint en présence de mineur ayant entraîné une ITT de moins de huit jours et menaces de mort par conjoint.
Passer la publicitéÀ la suite de la violation de ce contrôle judiciaire, Erwan Davoux a été placé en rétention en début de semaine avant d’être présenté de nouveau à un juge des libertés et de la détention (JLD) mardi soir. Il a été libéré, mais son contrôle judiciaire a été renforcé et inclut désormais une interdiction de paraître au domicile conjugal, indique le parquet de Marseille au Figaro, confirmant une information de La Provence .
Saga judiciaire avec Martine Vassal
Contactée, son avocate, Me Carole Biot-Stuart, a indiqué que cette affaire relevait du «privé», ajoutant qu’il fallait «laisser la justice se faire» mais ne souhaitant pas faire plus de commentaires. Son client, qui serait en instance de divorce avec son épouse, s’est longuement épanché sur X en évoquant avoir passé «la pire semaine de (sa) vie». «Je ne renoncerai pas à être le lanceur d’alerte que je suis. À dénoncer la corruption, particulièrement à Marseille. À dénoncer les médias qui abrutissent les Français par une concentration oligopolistique qu’il faut briser», a-t-il ajouté.
Erwan Davoux s’était illustré à l’été 2025 en remettant en cause publiquement la probité de Martine Vassal, qui l’employait en qualité d’ex-collaborateur au conseil départemental des Bouches-du-Rhône. Dans une enquête publiée par L’Obs, celui qui se présente comme «lanceur d’alerte» et se décrit comme «ancien chargé de mission» à l’Élysée et à la DGSE accusait alors l’élue de corruption passive, de clientélisme et de détournement public.
Ces dénonciations avaient fait l’effet d’une bombe à Marseille, à quelques mois du début de la campagne municipale où Martine Vassal avait été investie par le centre et la droite. En retour, cette dernière avait accusé Erwan Davoux de diffamation et de chantage, soulignant qu’il exigeait 300 000 euros d’indemnités à la suite de la non-reconduction de son contrat au département.
Des plaintes avaient été déposées du côté des deux parties et entraîné l’ouverture d’une enquête judiciaire confiée à la section économique et financière du parquet de Marseille. Les investigations sont toujours en cours. Erwan Davoux, désigné comme un «maître chanteur» par Martine Vassal, avait même déposé une liste en vue du scrutin municipal aux côtés de Nora Preziosi. La paire, classée divers droite, n’avait récolté qu’1,85% des voix.
