Marseille : Erwan Davoux, ex-candidat à la mairie, sera jugé pour des violences conjugales
Par Nicolas Farmine, Le Figaro Marseille
à vos sources préférées
- Lire dans l’app
-
Nouvelle fonctionnalité !
Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils.
Sauvegarder un article
Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils.
-
Lien copié
L’ancien candidat à la mairie de Marseille avait été placé en garde à vue lundi à la suite d’un dépôt de plainte de son ex-épouse. Placé sous contrôle judiciaire à l’issue de cette mesure, il sera convoqué devant le tribunal en septembre.
Passer la publicité Passer la publicitéErwan Davoux, ex-candidat à la mairie de Marseille aux côtés de Nora Preziosi, va être jugé le 9 septembre prochain pour des faits de violences conjugales. L’intéressé, qui se présente comme ancien chargé de mission à l’Élysée et à la DGSE, avait été placé en garde à vue lundi soir après un dépôt de plainte de son ex-épouse.
La mesure avait été prolongée de 24 heures et s’est soldée mercredi par un défèrement et une convocation par procès-verbal, comme indiqué par le parquet de Marseille, qui confirme une information de La Provence . Dans la foulée, Erwan Davoux a été présenté à un juge des libertés et de la détention, qui l’a placé sous contrôle judiciaire incluant notamment une interdiction d’entrer en contact avec la victime et une interdiction de port d’arme.
Passer la publicitéPlusieurs infractions ont été retenues par le parquet : violences habituelles par conjoint ayant entraîné une ITT de moins de huit jours, violences par conjoint en présence de mineur ayant entraîné une ITT de moins de huit jours et menaces de mort par conjoint. Contactée, l’avocate d’Erwan Davoux, Me Carole Biot-Stuart, n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat, indiquant qu’elle communiquerait ce jeudi dans la journée.
Bras de fer judiciaire avec Martine Vassal
Erwan Davoux avait largement fait parler de lui ces derniers mois en entrant dans l’arène politico-médiatique marseillaise à l’été 2025. Cet ancien collaborateur de Martine Vassal au département des Bouches-du-Rhône avait publiquement remis en cause la probité de l’élue, l’accusant dans un article du Nouvel Obs de corruption passive, de clientélisme et de détournement public. Les faits avaient été signalés à la justice et provoqué l’ouverture d’une enquête judiciaire confiée à la section économique et judiciaire du parquet de Marseille.
En retour, le camp de Martine Vassal avait accusé Erwan Davoux de diffamation et de chantage, expliquant que ce dernier, « un maître chanteur », exigeait 300 000 euros d’indemnités à la suite de la rupture de son contrat au département. Une saga judiciaire s’était alors engagée, chaque partie déposant plainte et accusant publiquement l’autre. À quelques mois du premier tour de l’élection municipale, Erwan Davoux avait annoncé le dépôt d’une liste baptisée Marseille pour tous (DVD) aux côtés de Nora Preziosi, conseillère départementale des Bouches-du-Rhône. La paire n’avait rassemblé qu’1,85 % des voix.
