Notre critique d’Edgar: du grand Puccini vocal et musical
Par Christian Merlin, envoyé spécial à Nice
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CRITIQUE - À l’Opéra de Nice, ce deuxième opéra du compositeur ne s’est jamais imposé au répertoire. Sans doute à cause d’un livret navrant. Mais son orchestration fascinante mérite de le redécouvrir.
Passer la publicitéLa célébration des anniversaires en musique n’a de sens que dans deux cas de figure : pour remettre à l’honneur des compositeurs oubliés, ou pour découvrir des aspects inconnus de créateurs célèbres. Puccini, par exemple, n’a pas besoin du centenaire de sa mort pour voir programmés La Bohème ou Tosca, à l’affiche toute l’année. En revanche, monter Edgar, deuxième opéra d’un compositeur trentenaire et qui a encore tout à prouver, voilà qui fait sens !
Rien que pour cela il faut aller à l’Opéra de Nice dont le directeur, Bertrand Rossi, invite à de bien stimulants « Puccini Days ». Pour couronner le tout, cet Edgar créé en 1889, et que l’on avoue n’avoir connu qu’au disque, est donné dans sa version originale en quatre actes, et non dans l’édition révisée, enregistrée jusque-là. Il n’est pas toujours aisé de savoir pourquoi une œuvre ne s’impose pas au répertoire.
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