Réacteur en panne, « hôtel miteux » : le calvaire des passagers d’un vol Figari-Nantes bloqués plus de 24 heures en Corse
Par Simon Cherner, Le Figaro Nantes
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Les quelque 80 passagers de la compagnie Volotea ont dû prendre leur mal en patience, au retour de leur séjour en Corse, lundi. Ils ont finalement pu regagner la Loire-Atlantique mardi soir.
Passer la publicité Passer la publicitéCette fois, le soulagement des passagers à l’atterrissage avait une saveur toute particulière : il ne tenait pas seulement à la réussite de la manœuvre, mais aussi à l’issue du trajet lui-même. Dans la soirée du mardi 2 juin, un Airbus A320 de la compagnie Volotea atterrit sur la piste de l’aéroport Nantes-Atlantique. Deux heures plus tôt, l’aéronef quittait Figari, en Corse, avec un certain retard à l’allumage. Un contretemps d’environ... 30 heures.
Initialement programmé pour un décollage de Figari à 12 h 55, lundi 1er juin, le vol a dû être suspendu en raison d’un incident technique lié à un réacteur défaillant. Les 88 passagers ont passé toute la journée sans la moindre information de la compagnie. Des bons repas leur ont été envoyés par SMS. Une nuit d’hôtel leur a également été offerte à proximité de l’aéroport. Mais sans autres formalités ni aucune visibilité sur l’heure, voire la date, de leur départ effectif.
Passer la publicitéSéjour dans un « hôtel miteux »
« Ça nous embête énormément d’un point de vue professionnel. J’ai déjà un jour supplémentaire à poser, donc je vais me faire bien allumer », témoignait mardi, en début d’après-midi, une passagère brestoise, sur le groupe Facebook créé par les voyageurs du vol annulé. Une autre voyageuse, mère d’une jeune enfant, précisait en outre avoir été hébergée, pour la nuit de lundi à mardi, dans un « hôtel miteux ». « Je ne sais pas comment j’arrive à garder mon calme », lâchait également Caroline, une habitante de Pornic qui a souligné son « ras-le-bol » : « On fait de très belles rencontres, mais l’organisation est lamentable. Le manque d’informations de Volotea est insupportable ».
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Plusieurs clients ont été tentés de trouver d’autres moyens de regagner le Grand Ouest. Quelques-uns se seraient rabattus sur un vol à destination de Bordeaux, quitte à prendre une voiture de location pour rejoindre la Loire-Atlantique, relatent nos confrères du quotidien Les Sables - Vendée Journal . Les passagers restants ont finalement pu embarquer mardi en fin de journée, à 20h05, à bord de leur vol d’origine, sans autre mauvaise surprise.
«Volotea regrette les désagréments rencontrés par ses passagers et présente ses excuses pour cette situation», a indiqué au Figaro la compagnie aérienne, en précisant que chaque passager a eu la possibilité «de se faire rembourser ou de modifier sa réservation sans frais», en plus de se voir offrir le droit à une indemnisation, «conformément aux dispositions du règlement européen EU261.»
